QUEL VÉLO POUR UN VOYAGE ?

C’est la première question avant de partir parcourir le monde à vélo. Quel vélo de voyage choisir ? Inspiré par nos nombreuses aventures ce guide va te permettre d’y voir plus clair.  

Vélo de voyage
Je ne peux pas partir en voyage car je n’ai pas le bon vélo !” 

 

La règle d’Or : le vélo ne fait pas l’aventure ! Pars d’abord à l’aventure. Si tu persévères,  alors, investis dans un bon vélo de voyage. S’il est vrai qu’un vélo étudié pour le voyage est indispensable pour de longues aventures et dans tous les cas plus agréable pour un voyage, tout bricoleur pourra partir en voyage avec le vélo qu’il a chez lui. Le voyage d’abord, le matériel ensuite donc.

Préambule : il n’existe pas de vélo de voyage parfait. Nous voyageons tous d’une manière différente. Il est tout à fait possible de traverser le monde sur un vélo route en carbone. Tout comme il est possible de parcourir les continents sur un vélo de voyage chargé de 40 kilos de matériel. Cet article n’a donc pas vocation à te conseiller un modèle spécifique de vélo de voyage mais à te donner les clés pour choisir le vélo de voyage adapté à tes besoins.



1/ Le cadre : Acier ou Aluminium ?

Le cadre est l’élément principal de votre vélo. Le choix du matériau du cadre va jouer pour beaucoup dans le comportement de ton vélo. Pour la pratique du voyage à vélo, on utilise principalement l’acier ou l’aluminium et c’est le débat qui enflamme depuis des décennies toute rencontre de voyageurs. 

Soyons clair, les deux matériaux marchent et seront capables de t’emporter au bout du monde. Longtemps, l’acier a monopolisé le monde du voyage à vélo. Le tableau est aujourd’hui à nuancer. 


"Un cadre en acier quand ça casse, même au fin fond du Tadjikistan,
tu pourras le réparer"

C’est vrai. L’acier est facilement réparable. N’importe quel village du monde aura un poste à souder mais cet argument est aussi un aveu. On admet l’éventualité d’une casse. D’après notre expérience, toutes les personnes rencontrées ayant cassé un cadre (sauf une) possédaient un cadre en acier. Si beaucoup ont réussi à le réparer, nombreux sont ceux qui ont des problèmes avec cette réparation. En effet, l’acier est facile à souder mais très difficile à bien souder. Un soudeur amateur pourra donc réparer ton cadre mais il y a de fortes chances qu’il crée un point de fragilité sur la soudure et que ton cadre cède de nouveau à cet endroit précis. 

Casser un cadre en aluminium est aujourd’hui un réel défi. Par ailleurs, l’aluminium est un matériau moderne et utilisé dans de nombreux objets de notre quotidien, il n’est donc pas impossible de trouver quelqu’un pour faire une soudure.  

 

 

“L’acier c’est plus confortable que l’Aluminium”

L’acier est un matériau naturellement plus souple que l’aluminium. Il absorbera donc naturellement les irrégularités de la route et sera source de confort. Beaucoup ont en mémoire les premiers cadres en aluminium qui étaient atrocement rigides. Cependant, le savoir-faire a évolué. La technique des épaisseurs variables et l’hydroformage des tubes en aluminium permet d’apporter beaucoup de confort tout en gardant la rigidité nécessaire à un bon rendement. Ainsi, peu d’énergie sera perdue entre ce que ton corps produit comme effort pour avancer et ce qui est transmis au vélo. 

 

 

 

Le choix Colybride : l’Aluminium. Pour sa robustesse, son dynamisme et sa légèreté. Aussi, nous le savons tous, nos aventures abîment nos vélos, et avant tout leurs peintures. L’acier est un matériau oxydable et nous voyons souvent apparaître des traces de rouilles là où la peinture a explosé, cela est inquiétant pour le vieillissement du cadre.

2/ Les roues : 26”, 28” ou 29” ?

Encore une fois, le débat est vif. Encore une fois, il y a des avocats du 29” et des inconditionnels du 26”. Avant toute chose, il faut savoir que le taille se mesure à l’extérieur du pneu. Ainsi, le 28” et le 29” partagent des jantes de la même taille. 28”, 29” ou 700, c’est donc la même jante, des pneus différents.

“Le 26” est un format universel, on peut trouver des pièces 
partout dans le monde”

Ce fut vrai un temps. Mais il faut vivre avec son époque. Le 29” est le nouveau standard. Le vélo route et le vélo de ville l’utilisent et le VTT pousse très fort en cette direction. Le 26” a connu son âge d’Or. S’il devient aujourd’hui aussi facile de trouver des pièces pour les deux tailles, il est fort à parier qu’il sera bientôt difficile de trouver du 26”, les fabricants délaissant de plus en plus ce standard. 



“Le 26” est plus maniable”

Cet argument est surprenant. La maniabilité est-elle vraiment un critère lorsqu’un vélo est chargé de 40 kilos ? Une roue de plus petite taille est plus maniable, c’est vrai. Pourtant, tout le monde du VTT a, aujourd’hui adopté le 29″, signe de la bonne maniabilité de celui-ci.

 

D’autre part, le 29”, puisque la roue est plus grande, offre un meilleur rendement. Pour un même coup de pédale, on ira ainsi plus loin avec un vélo en 29” qu’un vélo en 26”. Aussi, les irrégularités de la route seront avalées plus facilement par un pneu de plus grand taille puisque l’angle d’attaque du pneu est alors plus important. Enfin, le 29” offre davantage de stabilité que le 26”, ce n’est pas négligeable en voyage.

 

Le choix Colybride : le 29”. Pour le rendement, le confort et les meilleures sensations de pilotage.

 

 

3/ Freinage : disques ou patins ?

Il n’y a, pour nous, plus beaucoup de débat à ce sujet-là. Le seul argument en faveur des patins que nous voyons est celui de la compatibilité. Un patin est standard alors que les plaquettes pour freins à disque sont différentes selon les marques. 

 

Pourquoi nous choisissons des disques : 

  • Parce qu’ils travaillent sur le moyeu (centre de la roue) et non sur la jante. Les patins, en s’appuyant sur la jante, creusent celle-ci et finissent donc irrémédiablement par l’abîmer et la fragiliser.

  • Parce qu’ils sont plus efficaces en toutes circonstances et sous toutes météos. Les patins sont moins efficaces par temps humide et sont de vrais “nids à boue.”

  • Parce que le freinage est plus confortable, précis et puissant, surtout en choisissant des disques hydrauliques. Il ne faut ainsi pas serrer plus fort (attention aux douleurs dans les doigts après de longues descentes sur piste) pour freiner plus fort. 

  • Parce qu’un disque marche encore, même si la roue est voilée. Ce n’est pas le cas avec un patin, il faudra alors le desserrer, voir le démonter pour continuer à rouler.

  • Parce qu’ils sont fiables. Un bon freinage à disque ne bouge pas et ne demande pas d’entretien. C’est le top de la fiabilité.

 

Le choix Colybride : des freins à disques hydrauliques. Pour la puissance de freinage, le confort et la fiabilité.

 

4/ La transmission : mono, double ou triple plateau ?

L’offre est vaste en matière de transmission, elle évolue en permanence. Le débat ne porte donc pas si une référence précise de transmission mais quel type de transmission. Les Gurus du voyage à vélo recommandent un triple plateau. Pourquoi ? Car il offre la plus large amplitude de vitesses. Alors pourquoi certain voyageurs utilisent-ils un mono plateau ? Parce qu’il est extrêmement simple, fiable et efficace. Les transmissions modernes offrent des développements assez larges (plus de 500%) pour ne pas avoir besoin de plusieurs plateaux. Le mono plateau permet de se passer de dérailleur avant et ainsi de s’affranchir de tout problème ou réglage mécanique à faire de ce côté-là. N’avoir qu’un seul plateau permet de se libérer l’esprit, plus besoin de se demander sur quel plateau se mettre, il n’y en a qu’un seul ! Bémol du mono plateau néanmoins, l’étagement des différents braquets est plus grand. Chaque vitesse a un nombre élevé de dents de différence par rapport à ses voisines, on risque donc parfois de se retrouver dans un “trou” où l’on ne trouve pas le braquet parfait. 

 

Le choix Colybride : le mono plateau. L’essayer, c’est l’adopter, il faut franchir ce pas qui fait peur à de nombreux voyageurs. Pour rien au moment, nous reviendrons à une transmission à plusieurs plateaux. Nos aventures montrent que l’on passe partout avec un mono plateau.

 

5/ La fourche : suspendue ou rigide ?

Une fourche suspendue peut sembler une bonne idée pour un voyage. En effet, elle parait ajouter du confort. Pourtant, nous recommandons de partir avec une fourche rigide, c’est-à-dire une fourche sans suspension. Une fourche rigide offre un meilleur rendement, il n’y a pas de perte d’énergie dans la fourche. Aussi, une fourche rigide pourra être équipée de nombreux accessoires car elle pourra disposer de nombreux inserts (trous qui permettent de visser des accessoires), ce qui n’est pas le cas d’une fourche suspendue. Enfin, si ton vélo est de qualité, pas besoin d’une suspension à l’avant pour avoir suffisamment de confort. 

 

Le choix Colybride : fourche rigide.

 

6/ La selle : cuir ou plastique ?

La selle est l’élément le plus personnel d’un vélo. Nous ne pouvons donner de réponse tranchée sur ce point. Néanmoins, nous pouvons vous partager la grande satisfaction des membres de l’équipe vis à vis de la Brooks B17, de la Brooks C17 et de la SMP Trekking Gel.

Nous espérons que cette article te sera utile. Fais nous part de tes impressions dans les commentaires !

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