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5 months ago

Colybride

[GRANDE TRAVERSEE DU MASSIF CENTRAL]

Le feu démarre doucement dans une minuscule cabane d’un col anonyme des Cévennes. Ce soir, nous dormirons là. Nous avons hissé deux bières fraîches jusqu’ici. Il fait froid dehors, la vie est douce. La Grande Traversée du Massif Central est éprouvante. Ce moment là est à part, c’est une parenthèse pour contempler l’amitié qui nous a amené ici.
L’année dernière, Martin a marché les 4240 kilomètres du Pacific Crest Trail et moi vécu une année sur la Route de la Soie. Comme à chaque fois que nous courons le monde séparément, nous voulions repartager ensemble la saveur de l'aventure.
Par un samedi pluvieux, nous nous sommes donné rendez-vous sur le parvis de la gare de Montpellier. Cap plein Nord, destination Clermont-Ferrand par les pistes de la Grande Traversée du Massif Central (GTMC). Nous ne savions pas vraiment ce qui nous attendait. Seul le temps partagé comptait.
La GTMC est un voyage le long du spectre des couleurs. Le blanc cassé des pierres du sud d’abord, les villages beiges du Tarn, les tons ombreux des Cévennes, le vert profond des forêts et enfin le jaune brûlé des reliefs auvergnats. Un seul dénominateur commun : le dénivelé ! C’est que nous venions chercher. Le Massif Central est une dorsale d’aventure. Dès le deuxième jour, nous bataillons pour grimper sur une piste pierreuse. Nous découvrons la joie de prendre la pluie pour excuse pour nous réfugier à l’intérieur. A chaque éclaircie, les chemins transpirent des vapeurs d’eau. Nous contemplons le Larzac à l’heure de l’orange s’annonçant. Les pistes de terres nous font grimper jusqu’à la neige. Quand la supérette est fermée, l’aubergiste s’occupe de nous ravitailler. Nous parcourons la GTMC de terrasse de café en terrasse de café.
Entre deux allongés, nous traversons la France dans un vide singulier. Les pistes sont isolées et les bivouacs sauvages. Nous devançons la saison, la neige est partout sur les hauteurs. Les pieds trempés, nous ne pouvons qu'admirer ces lieux que l'hiver, encore, habite. Perchées sur une bute qu’un tunnel transperce, nous passons une nuit de seigneurs dans les ruines d’un château médiéval. Enveloppés d’un brouillard épais, nous découvrons une Lozère mystique aux allures de novembre. A la porte de l’Auvergne nous cheminons à la frontière de deux mondes. Laissant dernières nous les pics enneigés pour partir rouler sur des volcans rondouillards. Les forêts laissent place à des montagnes basses et rases. La définition géographique du minimalisme.
Après 720 kilomètres d'échappée, nous nous laissons basculer vers Clermont, oublions la photo finish et rembarquons dans un train, la tête déjà dans la prochaine aventure.
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8 months ago

Colybride

2019, let the adventure begin ! 🗻 ... See MoreSee Less

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10 months ago

Colybride

Colybride te manque ? Tu ne peux te résoudre à abandonner ton shoot d'aventure préféré ? Pour célébrer le retour, l'équipe t'emmène aux quatre coins du nudes grâce à un calendrier exclusif : LES DIEUX DU BALKHASH ! Au programme, des hommes, des kékettes (cachées bien sûr) et des paysages à couper le souffle. Le Colybride 2019 vous accompagne chaque jour sur votre frigo ou dans votre bureau.

C'était une promesse campagne, nous la tenons ! Si tu veux ce petit bijou, envoie nous un message tout doux. Il est pour toi pour le prix de deux pintes (10€) 😍
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1 years ago

Colybride

10 jours après le grand retour, on se demande bien se qu'on a pu faire pendant cette année de vadrouille. En fouillant dans les archives, voici ce que nous avons trouvé :

13532 kilomètres à vélo, 278 bivouacs, 13 litres de vodka, 7 paires de pneus, 6000 "wahouuuuu", 18 pays, 7 frontières passées sous la pluie, 621 cacas offerts à dame nature, 4 shots de bienvenue au Monténégro, 36 crevaisons, 4 paires de sandales, 100 litres de transpi, 8 prototypes de vélo Riverside Bike Trekking, 1 piqûre dans les fesses, 3 associations rencontrées, 0 merveille du monde visitée, 124 kilos de pâtes, 36 leçons d'humilité, 4 visites à l'hôpital, 1365 "pour combien", 57 exposés, 4 teintures de cheveux, 0 rasage, 38 décibels de ronflements, 14820 euros dépensés, 653 podcasts, 2 paires de boule quies, 350 kilomètres non-stop, 4 chroniques dans le magazine des copains de 200, 130 contributeurs, 47 points inscrits au cadenas, 34 litres de thé, 3 ferrys, 1 orage totalement flippant, 245 full moon, 1 bouteille de mousseux Lidl, 98 rencontres inspirantes, 9 chiasses foudroyantes, 1 interrogatoire à la frontière kazakh, 17 coups de blues, 21 pétoflammes, 6 jours de pâtes ketchup/riz mayo/biscuits à la poussière, 4981 mètres d'altitude record, 0 douche entre Tirana et Athènes, 19 chutes, 1 interminable désert, 1000000 heures passées à parler de nanas, 4 amis pour la vie (oui c'est gnangan mais on s'aime) et un appartement ensemble cette année !
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1 years ago

Colybride

Balkhash, Balkhash, Balkhash nous crie la steppe. Nous n'entendons rien, sourds de chaleur. Nous ne percevons rien, abrutis par le vent. Nous ne captons rien, engloutis par les kilomètres. Après onze mois de route, notre destination finale demeure inaccessible. On nous avait mis en garde contre l'immensité Kazakhe. C'était pire ! Chaque matin, levés aux aurores pour éviter les pires chaleurs, nous avançons péniblement dans cette rectitude qui semble sans fin. Dans ce grand vide où chaque kilomètre est une bataille, le Balkhash n'a plus aucun sens. Nous ne pensons qu'à engloutir un icetea frais dès que possible.
Nous sommes les uniques témoins de notre absurdité. Rouler 12500 kilomètres pour en arriver là ? Brancher ses écouteurs pour oublier. Faire de longues siestes pour mieux rêver. Balkhash, Balkhash, Balkhash.
Chaque journée est le miroir désolant de la précédente et de la suivante. Nous craquons, levons le pouce et échouons plus vite que nous le pensions sur les rives du lac.
Nous sommes là, à quatre, les yeux perdus dans l'eau. Nous ne savons que faire. Faut-il crier, chanter, fêter cette arrivée ? Faut-il pleurer la fin d'un monde, l'effondrement d'une amitié nomade d'un an ? Dans les vapeurs de la plage, nous avons peur, peur de parler de notre voyage au passé. Déjà.
Alors, nous plongeons dans l'eau, filons au kebab et parlons de Berlin où s'écrira la prochaine page de cette aventure, celle du retour. Nous nous sommes acharnés, depuis notre départ, à nous éloigner de la maison. Il est temps de faire demi-tour. Il nous reste un pays à traverser avant de vous retrouver.
Tout de même, BALKHASH, BALKHASH, BALKHASH !
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1 years ago

Colybride

Malgré un couché (très) tardif, l'échappée ouvre l'œil tôt ce matin. La boule au ventre. Il faut dire que depuis quelques temps, notre calendrier ne répond plus qu'à une horloge : la Coupe du Monde !
Comme nos chouchous de l'équipe de France, nous avons vécu une phase de groupes un peu planquée, à Osh dans le sud du Kirghizistan. Et puis, tout est devenu plus chaotique. Le chemin s'est semé d'embûches, de montagnes à gravir dans la boue et la neige. Et puis, Pavard et cette "frappe de bâtard". Contre l'Argentine, avec des locaux enflammés, la victoire des Bleus nous rapporte 4 bouteilles de vodka (une par but), beaucoup trop de shots et de joie.
Notre gueule de bois nous pousse jusqu'à Bishkek, capitale du pays, où nous assistons à la mise à mort des Uruguayens devant le plus grand écran de la ville.
Nous changeons nous aussi d'adversaire, passons au Kazakhstan voisin. Impitoyable, la chaleur nous oblige à nous lever aux aurores pour venir à bout de journées étouffantes. Comme la bande à Grizou face à la Belgique, il nous aura fallu rigueur, discipline et réalisme pour vaincre la steppe Kazakhe.
Ce soir, c'est le sprint final et, à 12000 kilomètres de la maison, nous comptons bien accrocher une deuxième étoile au maillot.

ALLEZ LES BLEUS 🇫🇷⚽
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1 years ago

Colybride

Nous n'allons plus au lac Baïkal.
Il y a quelques semaines, nous consultions notre calendrier et les échéances administratives : ce fut la douche froide de Dushanbe.
Nous allions inévitablement manquer de temps pour atteindre notre objectif à vélo, et ne pouvions obtenir qu'un court visa russe de 10 jours. L'avion ou le train pouvaient bien nous catapulter en Sibérie, mais nous ne voulions pas de cela ; nous rêvons certes du Baïkal mais voulons prendre notre temps sur ses rives. Nous avons donc écouté notre coeur et nos tripes.
En annonçant la nouvelle, dépités, à notre copain Steph, nous nous sommes rappelés que ce lac n'était qu'un prétexte pour vivre une aventure incroyable. Que l'important était de nous (re)découvrir et de renouer avec nos âmes d'enfants avides d'émerveillement. Lui nous a rappelé que "la première chose que vous m'avez dit, c'était pas le Baïkal, c'était d'arriver ensemble" !
Si le Baïkal figure encore au programme de nos rêves, nous sprintons à présent vers le lac Balkhash, au Kazakhstan : personne ne chipotera pour une petite erreur de prononciation...
Au terme de 12 000 kilomètres, nous volerons alors d'Astana pour l'Allemagne, d'où nous conclurons notre route sur nos fidèles destriers. Ce retour nous permettra de retrouver en douceur l'Europe, les panneaux lisibles et la bonne bouffe !
Après une telle décision, nous abordons la fin de ce périple avec un regard neuf, savourant un bonheur que l'on trouve décidément sur le chemin et pas seulement au bout de celui-ci.
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1 years ago

Colybride

Le Pamir, des centaines de kilomètres de pistes défoncées culminants à 4500 mètres d’altitude, des rencontres improbables, de la casse, de la joie, des yaks et du vent. Le Pamir c’est maintenant et c’est en vidéo 🔉🎥 ... See MoreSee Less

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1 years ago

Colybride

[L'ÉCHAPPÉE DU BAÏKAL]

A la fin du mois de mai, nous atteignions la ville de Khorog après une première dizaine de jours passés sur les pistes sportives du Tadjikistan. Fatigués mais heureux, séduits par les paysages et l'hospitalité des habitants, nous voulions en savoir plus sur les conditions de vie et les enjeux environnementaux de la région.
Nous avons ainsi rencontré Umed et ses trois collègues de l'ONG CAMP Tabiat (Central Asia Mountain Partnership). Pour reprendre ses mots, "semer des graines d'espérance" à notre échelle, nous tenons à vous partager cette superbe rencontre.

- Umed - "Croyez-moi, dans cette zone sismique, nous sommes bien plus en sécurité dans ces deux containers qui nous servent de bureaux ! (Rires)"

- Colybride - "Pouvez-vous nous raconter le combat que vous y menez ?"

- U - "A la fin de l'ère soviétique, les populations locales ont massivement déboisé les forêts de la région et surexploité les zones agricoles. Les terres appartenant à l'Etat, ils ne trouvaient aucun avantage à en prendre soin ; ils tiraient illégalement profit des ressources naturelles et laissaient derrière eux des ares en friches et saccagés. La situation s'est donc rapidement dégradée... Dans une région comme la nôtre, où nous sommes dépendants de ces ressources, la nature est très sensible aux changements et cela peut mener à des catastrophes. Il était donc urgent d'adopter une vision long-termiste et durable.

- C - "Par où a-t-on commencé ?"

- U - "L'Etat a créé le 'Join Forest Management' : en rendant la terre aux paysans et leur accordant 70٪ des revenus agricoles sous forme de contrats renouvelables tous les 20 ans, les habitants ont développé une agriculture bien plus durable. Ce programme leur offrait enfin stabilité et sérénité dans la région.

- C - "Cela a-t-il suffi à régler tous les problèmes ?"

- U -"Non, bien sûr. Les bases étaient posées, mais depuis, il faut accompagner les villageois, les sensibiliser aux risques du réchauffement climatique. Par exemple, nous promouvons la culture de certains arbres, développons la production de jus de fruit avec des nouvelles machines, ainsi que des conditions durables pour l'accueil des voyageurs tels que vous. En somme, nous faisons en sorte que ces ressources soient utilisées à l'amélioration des conditions de vie locales.

- C - "Vous intervenez donc à tous ces niveaux ?"

- U - "En effet ! D'abord apparue au Kirghizistan, l'ONG oeuvre aussi au Kazakhstan. Nous sommes actifs au Tadjikistan depuis 2013. Nous effectuons un suivi à travers nos différents programmes et anticipons les dangers climatiques.

- C - "Quel est le plus difficile ?"

- U - "De changer les traditions ! (Rires) Certains villageois refusent de faire payer leur hospitalité aux touristes, alors qu'ils leur ont servi une belle partie de leurs provisions : c'est paradoxal, mais les visiteurs ont alors un impact négatif pour les locaux..."

- C - "Vos actions sont-elles soutenues par l'Etat ?"

- U - "Oui, mais pas subventionnées (rires) ! Nous montons nos projets et les présentons à des organismes caritatifs de grande envergure, tels que Caritas, l'UNEP...

- C - "Nous restons à Khorog une semaine, comment pouvons-nous vous aider ?"

- U - "Nous sommes très touchés par votre intérêt et votre proposition, mais nous n'avons pas de besoin urgent en main d'oeuvre ou pour un travail de quelques jours. Cependant, vous pouvez semer des graines d'espérance en parlant de nous autour de vous, pour que chacun prenne soin du trésor qu'est notre belle région. Il est urgent de reprendre conscience que nous faisons entièrement partie de la nature. En prendre soin, c'est donc prendre soin de nous !"

A Khorog, entre repos et moult réparations mécaniques, nous aurons donc effectué une nouvelle rencontre extraordinaire.
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1 years ago

Colybride

[Pacific Crest Trail]
Ici, en Californie du Sud, la nature est dure. Le soleil est sans merci, et lorsqu'il s'allie au vent qui balaye sans relâche ces terres desséchées, continuer à avancer est un défi. L'ombre se fait aussi rare que l'eau. Il faut consulter plusieurs fois par jour le rapport sur l'état des sources d'eau (naturelles ou artificielles) pour savoir combien de litre emporter dans son sac. Les sections sèches de 20 miles (32km) ou plus ne sont pas rares à cette période de l'année.
La nature ici a pris le pas depuis bien longtemps. Chaque espèce a trouvé une solution pour survivre, et la faune est riche malgré ces conditions difficiles. On y trouve des lézards de toutes tailles, des écureuils en pagaille, un nombre incroyables d'oiseaux colorés, mais aussi d'impressionnants serpents à sonnettes, des lynx, des coyotes, etc. Du cactus aux buisson épineux en passant par le pin des montagnes, la flore aussi a développé tous ses stratagèmes pour survivre. Et malgré les incendies réguliers qui laissent des montagnes calcinées, la verdure reprend rapidement ses droits.
Pour évoluer dans ce terrain hostile, nous avons tout à apprendre de ces survivants. Avec nos sac à dos blancs remplis de gourdes, de parapluie à soleil et de filtres à eau, nous faisons preuve du maximum d'imagination. Mais à nous voir courir vers le moindre bâtiment pouvant offrir de l'ombre et des sodas, force est de constater que nous ne sommes pas à la hauteur des occupants de ces lieux !
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1 years ago

Colybride

[L'ÉCHAPPÉE DU BAÏKAL]

Départ de Douchanbé. Impatients d’en découdre, nous prenons la route vers le fameux Pamir. Peut-être un poil trop impatients car voilà qu’à Kulob nous continuons tout droit et nous trompons de chemin. « Dix kilomètres à faire en sens inverse pour reprendre la route conseillée par tous ? Non, ce n’est pas grave, l’aventure c’est aussi l’imprévu, allons de l’avant ! ». Peu à peu le Tadjikistan devient de plus en plus vertical et voilà que nous nous retrouvons à pousser nos vélos sur toute une ascension. Imaginez-vous des petits chemins de bergers boueux et rocheux adossés à flanc de montagne. Imaginez-vous pousser et tirer 35 kilos sur 1500 mètres de dénivelé positif, une journée à pester contre notre bêtise, notre orgueil, impuissants. Même l’invocation de la pucelle d’Orléans ne nous est d’aucun secours.
Le soir tombe, nous sommes finalement au sommet, la pluie s’invite, le tonnerre gronde, nous n’en avons pas fini avec cette journée. Nous descendons par des tranchées boueuses créées par le passage des troupeaux. Nous chutons, une fois, deux fois. Stop ! Les nerfs sont usés tout autant que nos corps. Nous campons sur place, sous le chaos.
Au petit matin, la chaleur nous tire du lit. En face de nous, un haut sommet enneigé baigne dans un flot de lumière, la nature est apaisée, nous aussi. Nous reprenons la route toujours humide. Des nuées de papillons s’envolent sur notre passage et voilà qu’au bout de 35 kilomètres nous rejoignons la route principale affamés et exténués. Nous faisons cinq-cent mètres et tombons sur un restaurant providentiel. Deux femmes âgées nous accueillent, prennent soin de nous comme si nous étions leurs propres enfants et veulent même danser avec nous. Nous nous contentons d’une sieste. C’est donc repus et une fois de plus émerveillés par la gentillesse des locaux que nous enfourchons nos fidèles destriers.
Commence alors une partie plus paisible, nous sommes encerclés de montagnes dont les sommets côtoient le ciel bleu. Nous roulons dans la vallée de la rivière Panj, frontière naturelle entre le Tadjikistan et l’Afghanistan. L’Afghanistan ! Sentiment irréel d’être là. Les deux cotés semblent apaisés. Les fleurs s’épanouissent au soleil et les bergers mènent leurs bêtes sur de verts pâturages. Nous évoluons ainsi sur 400 kilomètres de piste sablonneuse magique où nous croisons des hordes d’enfants souriants et enthousiastes courant après nos vélos et nous lançant de nombreux « HELLO ! How are you ? I’m fine thank you ! ». Quelle joie d’être dans ce pays ressemblant à une garderie géante.
Les jours se succèdent, nous montons toujours un peu plus, la fatigue s’empare de notre matériel et de nous. Une pédale de Louis cède, des villageois s’occupent de nous, la ressoudent. Nous pédalons doucement et nous arrêtons peu de temps après dans un Home-Stay, la raison ? La fatigue, la promesse d’une future pluie mais surtout … la finale de la Champions League. C’est donc perdus au beau milieu du Pamir, dans un paisible petit village que nous assistons à la défaite de Liverpool, joie de César, dépit d’Olivier, incompréhension de Louis, ronflements de Cyril.
Nous reprenons la route et arrivons finalement à Khorog, 2200 mètres d’altitude, porte d’entrée du Pamir. Nous profitons de cette étape pour nous reposer, faire de la mécanique, visiter une ONG et squatter cette improbable restaurant indien perdu dans ces latitudes.
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1 years ago

Colybride

[Pacific Crest Trail]
Le départ est passé comme un flash.
Ce moment que j'ai fantasmé pendant 6 mois semble irréel. Devant moi s'étire le sentier du Pacific Crest trail, sur plus de 4260km. Je suis droit à côté de la borne du terminus sud, à quelques mètres du mur de la frontière mexicaine. La photo souvenir est prise, et déjà il faut remettre mon sac chargé de 6l d'eau et de 5 jours de nourriture sur mon dos.. C'est parti !
Durant une semaine, chaque centimètre de mon corps s'est rebellé contre le régime que je lui imposait. Puis les choses se sont peu à peu stabilisées.
En consultant plusieurs fois par jour le rapport sur l'état des sources d'eau j'ai pu diminuer les litres d'eau embarqués avec moi (4 en moyenne par jour). Se lever à 5h puis faire une longue pause à midi nous est apparu comme une bonne idée pour grappiller quelques heures de tranquillité au soleil implacable qui règne ici. Mais lorsque le relief et la végétation n'offrent aucun lieu où il est possible d'être à la fois assis et à l'ombre, la journée prend une toute autre mesure...
Heureusement, dans ces paysages incroyablement vastes, ces plaines désertiques, ces Canyons, ces montagnes ocres au milieu desquelles le sentier serpente, le coucher du soleil sait faire oublier les peines de la journée. Puis le ciel se rempli d'étoiles devant lesquelles nous nous endormons chaque soir, allongés sur nos matelas, nous faisant déjà désirer le jour suivant.

N'hésitez pas à suivre notre lente -mais certaine ! - progression sur cette carte (on essaye de la mettre à jour régulièrement) : colybride.travelmap.net/pacific-crest-trail
Et à nous suivre sur instagram :
www.instagram.com/colybride/
www.instagram.com/martinbouffange/
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1 years ago

Colybride

[L'ÉCHAPPÉE DU BAÏKAL]

"Vous avez tellement de chance", "ce que vous faites est extraordinaire" : un échantillon de phrases que nous entendons souvent. C'est indéniable. Mais, voilà huit mois que nous sommes sur la route. Voyager, pédaler, s'émerveiller, rencontrer est devenu notre quotidien et, comme toute routine, elle connait ses hauts et ses bas.
L'Asie Centrale est une des régions les plus méconnues de notre globe. L'Ouzbékistan, un bout de désert bercé de caravanes et de soviétisme. Ici, pour la première fois, nous n'avons pas trouvé notre place. Le cœur n'était pas aux rencontres, les yeux pas à l'émerveillement, notre humeur pas au voyage.
Dans un élan collectif, nous avons eu le blues nomade, cette mélancolie qui s'accroche un jour à votre guidon et vous empêche de profiter de l'instant. Nous nous sommes interrogés. Quel est le sens de notre aventure ? Comment vivre les prochains mois qui seront déjà les derniers ? Que nous ont apporté ces 9000 kilomètres à vélo ? Comment encore admirer un désert que nous parcourons depuis 2500 bornes ? Est-il possible de s'émerveiller devant une 29e mosquée au majestueux dôme cyan ? Comment trouver une alternance au fin fond de l'Ouzbékistan ? Peut-on raisonnablement apprécier un pays où le PQ ressemble à du papier de verre ?
Il est facile de laisser entendre que le voyage est un long fleuve tranquille de bonheur, une effusion permanente de sensations nouvelles et agréables. Ce n'est qu'une façade idéalisée répondant à la nécessaire mise en scène de ses aventures.
L'aventure comme la vie nous fait passer par toutes les humeurs. Nous ne voulions cacher cette petite phase de lassitude ouzbèke. C'est en acceptant que tout n'est pas parfait malgré notre chance que nous apprenons.
Le sourire est aujourd'hui de retour. En route vers le Pamir, nous sommes heureux d'aller nous challenger à plus de 4000m d'altitude dans l'environnement grandiose qui est celui des grands sommets.
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1 years ago

Colybride

🇹🇲 La traversée non-stop du Turkménistan à vélo ? Une vidéo Colybride à ne RATer sous aucun prétexte !
PS: avec le son c’est encore mieux 👈🏻
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1 years ago

Colybride

[L'ÉCHAPPÉE DU BAÏKAL]

Nous avons tous une petite idée sur l’Iran. Surmédiatisé, le pays éveille méfiance et curiosité. Nos deux mois sur place nous ont inspiré ce petit texte de géopolitique nomade. Nous ne prétendons pas détenir la vérité mais nous voulions témoigner de ce que nous avons vécu ici, depuis nos selles, durant des centaines de kilomètres et aux quatre coins du pays.
Le monde diplomatique du mois dernier affirmait que l’Iran s’est « habitué à vivre retranché » et « à rester à l’écart de la mondialisation ». Sur place, tout le monde scroll instagram sur son samsung en sirotant du coca ! Première leçon, le régime est une chose, la population en est une autre qui souhaite rarement être associée au guide et à sa bande. Nous ne voulons en aucun cas cautionner le régime de la république islamique mais il nous semble utile de repenser l’Iran dans son contexte régional. Sans être un modèle de féminisme, l’Iran est surement un des pays du Proche-Orient où la condition de la femme est la plus enviable. Le voile, même si obligatoire, est en ville souvent porté très loin dans les cheveux, les femmes sont maquillées, ont les cheveux teints et parfois le nez refait. Elles n’hésitent pas à nous aborder et nous avons constaté à Téhéran qu’il ne pose aucun problème de se balader en ville avec des nanas ou même de se faire inviter par ces dames au resto. Surpris de trouver des capotes dans les supermarchés, nous avons même eu la chance de parler sexualité avec une amie de Téhéran.
Même s’ils reconnaissent certains acquis de la révolution (l’éducation, la santé pour tous), nombreux sont les iraniens qui militent pour une ouverture du pays et donnent l’exemple à leurs dirigeants en nous invitant partout à boire le thé, à manger et dormir chez eux.
Bouc émissaire de la politique étrangère Trumpienne, l’Iran en reste néanmoins un des seul états du Golfe régit par une constitution et des institutions et non une famille absolutiste. Le parlement, où siègent plus de femmes que de « religieux », bien qu’ayant des pouvoirs limités, offre un semblant de représentativité populaire. L’armée et la religion, omniprésentes en Turquie se sont montrées bien plus discrètes chez les Perses.
Alors oui, il est vrai que les iraniens font des choses très bizarres comme manger les kiwis avec la peau en rajoutant du sel mais ce sont des gens formidables (trop) qui méritent à eux seuls que l’on abandonne nos préjugés et que l’on vienne faire un détour dans ce pays par ailleurs magnifique et très sûr.

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We all have some idea about Iran.
Under the media spotlight , the country awakes curiosity and suspicion. The two months we spend there inspired us this small nomad geopolitics' text.
We do not pretend holding the very truth, but we would like to witness our experience lived here, among kilometers, on our saddle, in the four corners of the Persian land.
Last month's "Le Monde Diplomatique" assumed that Iran has been "used to live entrenched" and "to stay out from the globalisation". Here, everyone scroll instagram in their Samsung while sipping a can of coke! First lesson, regime is a thing, people are another one, who do rarely like being linked to the guide and his clique.
We do not under no circumstances want to support the regime of the Islamic Republic but it seems useful to us to rethink Iran in his geographical context. Without being a model about feminism, Iran is surely one of the middle-eastern country where the women's condition is the most enviable. The veal, even if mandatory, is in town often worn far away on the hair, women are made up, have their hair dyed and sometimes have had a nose job. She do not hesitate to speak to us, and we have noticed that there is no problem hanging out in town with chicks or even being invited by women to a restaurant. Surprised by founding condoms in the supermarket, we even had the chance to speak about sexuality with a female friend of Tehran.
Even if they recognise some gain of the revolution (education, health care for everyone ), numerous are Iranians who militate for the country opening, and lead the way to the leaders by inviting us everywhere to drink the tea, the eat and to sleep in their place.
Scapegoat of the Trump foreign policy, Iran stays yet one of the only gulf state ruled by constitution and institutions and not by an absolutist family. The parliament, in which there is more women than "clergymen", although having limited powers, give a semblance of people's representativeness. Army and Religion, omnipresent in Turkey, were way more discreet.
So yes , it is true than the Iranian do weird stuffs like eating kiwis with the skin and with salt, but they are incredible people (too much) who deserve by themselves to leave behind our clichés, and to make a detour by this country, furthermore beautiful and really safe.
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1 years ago

Colybride

Nous arrêter à Téhéran fut l’occasion d’avancer autrement.
Pendant quinze jours, nous avons offert nos bras et nos talents de peintres à l’association Omid-e Mehr. « Omid » ? Espoir. « Mehr » ? Bienveillance.

En plein cœur de la capitale iranienne, cette fondation travaille depuis quatorze ans à améliorer le quotidien de jeunes femmes et à leur donner foi en l’avenir. Elles sont 200, âgées de 17 à 24 ans, viennent de quartiers difficiles et d’horizons différents, ont souvent subi des violences physiques, mentales, ou encore sexuelles. Certaines vivent encore dans leur famille, d’autres l’ont fuie. Dans un pays où être une femme est synonyme de droit restreint, où l’on peut se voir refuser l’accès à l’emploi en fonction de sa nationalité, la fondation Omid-e Mehr joue un rôle crucial.

L’association intègre chaque nouvelle venue à un programme éducatif complet et adapté. Pendant deux ans, les filles de Omid-e Mehr viennent au centre d’accueil pour recevoir un enseignement approfondi (langues, philosophie, informatique, mathématiques, Histoire…) et sont suivies par des travailleurs sociaux. A tout moment, elles peuvent s’entretenir avec un psychologue dans l’une des nombreuses salles du bâtiment prévues à cet effet.

Plus que de leur conférer le pouvoir de savoir, Omid-e Mehr cherche à développer leur liberté d’expression et leur sens artistique. Les 7 Arts et les sports collectifs sont donc à l’honneur dans ce temple de la créativité.

Grâce à son travail de fond, l’association rayonne à l’international et œuvre totalement gratuitement pour ses bénéficiaires.

Si la troisième année au sein de la fondation est consacrée à la recherche d’un emploi, aucune n’est abandonnée en cas d’échec, et toutes sont encore les bienvenues une fois leur nouvelle vie démarrée. Entre ces murs règnent un puissant esprit de famille et un savoir-vivre inspirant.

Munis de pinceaux, nous avons redécoré certains espaces communs comme le réfectoire, en collaboration avec celles qui souhaitaient nous aider. Bien sûr, nous n’allions pas sauver le monde ni résoudre leurs problèmes avec de la peinture. Néanmoins, nous voulions nous impliquer à leur côté et témoigner notre soutien pour rendre, inshallah, leur quotidien un peu meilleur. Nous étions complètement désarmés devant ces filles au passé chargé, nous ne savions comment réagir face à leurs questions parfois entreprenantes, ni comment nous comporter sans risquer de les blesser. Très vite, nous avons compris que nous étions en présence de personnes extraordinaires, intelligentes et talentueuses, que les misères de la vie avaient tenté de saboter.

Toutes nous ont bluffés par leur bienveillance et leur optimisme en l’avenir. Les sourires semblaient annihiler les souffrances. Zeynab, réfugiée afghane avec qui nous nous sommes liés d’amitié, nous confiait : « Mon rêve est d’étudier la biologie, mais ici je n’ai pas le droit à cause de ma nationalité. S’il vous plaît, ne soyez pas tristes ! » Ou encore, rayonnante d’humour : « Vous devriez visiter l’Afghanistan, c’est un pays magnifique ! Mais si vous allez là-bas, ils vous tueront ».
Chaque témoignage se concluait inévitablement par ce fameux « Please, don’t be sad ! », agrémenté d’un large sourire.

Les soirs, nous logions chez Omid, un salarié de l’association. Imaginez-vous avoir 4 lascars squattant le salon de votre appartement pendant deux semaines ! Lui n’y voyait pas l’ombre d’un inconvénient. Il allait souvent jusqu’à nous remercier de notre présence, et nous a fait rencontrer sa famille avec qui nous avons passé de nombreuses soirées et fêté le nouvel an iranien.

Lorsqu’il ne pouvait pas nous héberger, c’est Fatima, l’inséparable de Zeynab, qui nous trouvait un logement. C’est ainsi que nous avons passé plusieurs nuits chez Fardin, jeune afghan au cœur immense et à la culture débordante, grand spécialiste du « Please, don’t be sad ! ».

Ces deux semaines nous ont donc fait incroyablement avancer sur le plan humain. A Téhéran, nous aurons vu qu’il est possible de se lever contre les fatalités et de croire en l’avenir ; nous aurons reçu une leçon d’hospitalité ; nous aurons trouvé des amis fantastiques.
Si vous souhaitez en savoir davantage, RDV sur www.omidfoundation.com
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1 years ago

Colybride

Non ce n'était pas un poisson d'avril !
Colybride s'envolera bien d'ici 2 semaines pour les Etats Unis !
Rassurez vous, l'aventure Baikal de César, Olivier, Cyril et Louis continue. Mais Colybride est maintenant une grande famille, et plusieurs aventures peuvent se dérouler en parallèle.
Cette fois c'est Martin (qui participait déjà à nos voyages "Lille - Pula", ainsi que "Berlin - Lille", et bien sûr notre photographe officiel) qui reprend la route. Ou plutôt le sentier, car il a choisi d'enfiler une bonne paire de baskets pour suivre un sentier mythique de randonnée : le Pacific Crest Trail. Littéralement le "chemin des crêtes du Pacifique", ce sentier traverse les Etats Unis du Sud au Nord, passant par de nombreux grand Parcs Naturels Américains.
Une nouvelle aventure pédestre, de plus de 4000km, s'ouvre à présent pour Colybride, avec toujours le même objectif d'ouverture à la rencontre, à l'inattendu, et à la nature (avec une pincée de défi physique).
Vous pourrez donc suivre les voyages "Baikal" et "Pacific Crest Trail" sur cette page, tout au long des prochains mois.
Amis randonneurs et amateurs de montagne, c'est le moment de rejoindre Colybride ! 🚶‍♂️🏔️
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1 years ago

Colybride

Dans 23 jours, Colybride s’envolera vers une nouvelle aventure ! En perspective : un nouveau continent, un nouveau mode de déplacement vagabond, de nouvelles rencontres !
On vous en dit plus d’ici quelques jours !
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1 years ago

Colybride

Après 18h de bus et nos adieux à Louis et Olivier qui partent voyager avec leurs parents, nous partons à la découverte de Shiraz, Yazd et Isfahan, pas moins de 800 kilomètres dans le désert au coeur de la Perse. Certes, il en est fini des bandits de grands chemins qui forçaient les caravanes marchandes à être accompagnées de mercenaires et de garder leurs véritables itinéraires secrets. Pour autant, la nature, elle, inchangée, rude, persiste à faire courber l’échine des Hommes et leur rappeler qu’elle est souveraine en ces lieux. Le désert a quelque chose de terriblement attirant. Comme si une forme de magie résidait dans le néant. Les plateaux sont entourés de montagnes dont les sommets sont auréolés d’une blancheur immaculée, on aurait pu croire que des hauteurs enneigées couleraient de nombreux ruisseaux abreuvant la terre mais cette année l’hiver a été chaud, bien trop chaud. Nos gorges sont sèches. Dès la première roue dans le désert nous avons ressenti une chaleur étouffante s’appesantir sur nous et nous obligeant à boire des litres et des litres d’eau par jours. Nous croisons un chameau mort sur le bord de la route. Louis, souvent inquiet par la quantité d’eau ingurgitée sur la journée aurait pu pour cette fois affirmer « C’est parce qu’il n’a pas bu assez d’eau. » sans nous voir lever les yeux au ciel. C’est les gambettes roussies et grâce à un fort vent de dos que nous atteignons Yazd, cité millénaire en terre cuite et aux ventilateurs naturels permettant de rafraîchir les intérieurs. Le désert, malgré l’aspect paradoxal de la chose est plein de découvertes. Les kilomètres défilent mais nous ne semblons toujours pas avancer, le sable laisse place à plus de sable, passant de l’ocre au jaune, du jaune au blanc. Des heures durant les montagnes s’élèvent en un formidable patch-work de couleurs que subliment les rayons du soleil couchant. L’horizon s’embrase un instant et le désert revête alors une robe pourpre, d’innombrables lumières scintillent dans l’immensité. Ce sont des sacs plastiques et autres déchets, unique trace de la civilisation humaine en ces lieux. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur. A 18h30, la tente est montée et nous n’en ressortons qu’au petit matin. N’étant que deux, nous faisons nos dîner sous la tente à base de tout ce qui a pu nous être offert sur la route, nous avons reçu tellement de nourriture que nos sacoches débordent et que nous avons de quoi tenir un siège. Si le désert est une source infinie de contemplation passive le jour, les nuits lui dévoilent une beauté singulière. Ce soir, nous dormons à la belle, protégés par les épais murs du gigantesque caravansérail abandonné qui nous sert de bivouac. Allongé à même le sol, mon regard parcourt l’immensité de la voûte céleste, je n’ai jamais vu un ciel aussi rempli d’étoiles, c’est un moment unique, plein. Alors que défilent devant moi les astres, je me remémore ces deux premières semaines en Iran. L’Iran, un peuple accueillant, des paysages arides mais surtout, l’insolite qui donne un goût suave à notre voyage. ... See MoreSee Less

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2 years ago

Colybride

Parler de l'Iran, c'est nécessairement parler des iraniens. Si la palme de l'hospitalité existait, le pays en serait le champion du monde incontesté ! De Shiraz à Isfahan en passant par Yazd, la route scie en deux de vastes étendues vides. Protégés par nos chapeaux, cow-boys du XXIe siècle, nous avons soif d'aventures et de rencontres. Ça tombe bien, toute l'aridité du climat semble, ici, s'être muée en chaleur humaine chez les habitants. Les camionneurs klaxonnent, les automobilistes s'arrêtent pour faire déborder nos sacoches d'oranges, pour prendre des selfies ou simplement pour taper la discut. À Arsanjan, Ali nous aide à améliorer notre farsi. Dans le canyon à la sortie de la ville, Mehdi nous invite à prendre le thé avec sa famille. Quelques kilomètres plus loin, alors que nous sortions du village d'Islam Abad, Ismael est carrément venu nous rattraper en voiture parce qu'il faisait "beaucoup trop froid pour dormir dehors". Pas question de nous lâcher avant le petit matin, après une nuit au chaud et un petit-déjeuner au lit. À Herat, un prof d'anglais veut absolument nous donner son numéro de téléphone pour que nous le sollicitions en cas de besoin. À Marvast, Mohamed, Aziz et Hassan nous ont sortis du supermarché pour nous faire visiter le château spécialement ouvert pour nous et pour partager ensemble un plat à base de viande de chameau ! L'hospitalité iranienne est telle qu'elle en devient parfois envahissante. Il n'est pas rare de devoir négocier pour reprendre la route. Deux motards sont allés jusqu'à nous inviter à déjeuner alors même que nous pissions les zizis au vent sur le bord de la route. Le pays semble même déteindre sur ceux qui le visitent. Jason notre copain motard australien, Jason et Laetitia, un couple en sac à dos nous ont, eux aussi, nourrit de moments d'intense amitié. L'Iran est un ovni de générosité, une bouffée permanente de partage, une leçon inspirante d'hospitalité et une invitation à venir voir sur place plutôt que d'écouter ce qu'il s'en dit. Alors, à tous ceux qui ont croisé notre chemin et fait de cette traversée du désert un festival d'humanité, merci. Kheyli mamnoun !

Riverside Bike Trekking
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